Position de Kyiv
Le président Volodymyr Zelensky a annoncé la préparation d'un nouveau paquet de sanctions à l'encontre de responsables russes, qu'il a qualifiés de ceux « qui travaillent pour la guerre et mettent le sport au service de la guerre ». Selon le chef de l'État, les documents sont déjà prêts — cela doit servir de signal à la communauté internationale que l'on ne peut plus ignorer le soutien à l'agression au prétexte de la « neutralité du sport ».
"Nous préparons un nouveau paquet de sanctions contre des responsables russes qui travaillent pour la guerre et mettent le sport au service de la guerre. Les documents sont déjà préparés"
— Volodymyr Zelensky, président de l'Ukraine
Pourquoi c'est important
Il ne s'agit pas seulement d'une réaction à un incident sportif isolé. Si les sanctions visent des personnalités qui font du sport un instrument de propagande, l'Ukraine cherche à changer la donne : passer de sanctions symboliques à une responsabilité personnelle pour l'utilisation des plateformes internationales afin de légitimer l'agression. Une telle décision est essentielle pour la sécurité et l'image — elle crée un précédent et fournit aux partenaires un argument diplomatique pour faire pression sur les organisations qui tolèrent des manipulations politiques dans le sport.
Chronologie des événements clés
9 février : Vladyslav Heraskevych a déclaré qu'un représentant du CIO avait interdit un casque portant les portraits de personnes tuées du fait de l'agression russe.
10 février : Le CIO a décidé que le sportif ne pouvait pas utiliser son « casque commémoratif », mais autorisait un bandeau noir.
12 février : Heraskevych a été disqualifié avant sa première descente en skeleton ; le sportif a exprimé son désaccord avec la décision.
13 février : Le Tribunal arbitral du sport (TAS/CAS) a rejeté la plainte de Heraskevych contre le CIO.
Conséquences possibles
Si le décret sur les sanctions est signé, cela aura plusieurs effets : d'une part, une pression personnelle supplémentaire sur les cercles qui utilisent le sport pour discréditer politiquement l'Ukraine ; d'autre part, un signal adressé aux partenaires européens et américains que la question de la « neutralité » dans le sport peut basculer dans le champ de la politique de sanctions ; enfin, cela constituera une incitation pour les comités nationaux olympiques (CNO) et les fédérations internationales à revoir leurs règlements concernant la symbolique et les messages à caractère politique.
Bref bilan
Cette décision n'est pas une protestation contre le sport en tant que tel, mais une tentative de rétablir l'équilibre entre les règles internationales et les normes élémentaires de justice. La prochaine étape consiste à observer la réaction des organisations internationales et des partenaires : soutiendront-ils l'argumentation juridique de Kyiv, ou cela restera-t-il un simple geste politique ?