Zelensky a annoncé des sanctions sportives contre des personnalités russes après la disqualification d'un athlète ukrainien de skeleton

Kyiv prépare des sanctions personnelles à l'encontre de ceux qui «mettent le sport au service de la guerre». La décision est liée à la disqualification d'un athlète ukrainien de skeleton en raison d'un casque commémoratif — c'est un signal non seulement pour la Russie, mais aussi pour les institutions internationales.

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Ce qui s'est passé

Le président Volodymyr Zelensky a annoncé la préparation d'un nouveau paquet de sanctions sportives visant des personnes russes que, selon les autorités, utilisent le sport à des fins militaires. Selon l'agence UNN, les documents correspondants ont déjà été préparés et un décret présidentiel est attendu sous peu.

«Nous préparons un nouveau paquet de sanctions visant des personnes russes qui œuvrent en faveur de la guerre et mettent le sport au service de celle-ci. Les documents sont déjà prêts»

— Volodymyr Zelensky, président de l'Ukraine

Contexte : la disqualification de Heraskevych

La raison de la déclaration est la décision du Comité international olympique (CIO) de disqualifier l'athlète ukrainien de skeleton Vladyslav Heraskevych. Selon les informations, le sportif avait l'intention d'utiliser un casque portant des images d'athlètes ukrainiens décédés — un signe commémoratif que le CIO a qualifié de geste politique dans le contexte des Jeux Olympiques 2026.

Pourquoi c'est important

La décision de Kyiv se lit comme une tentative de plusieurs choses à la fois : protéger la mémoire symbolique des disparus, montrer l'inacceptabilité de l'utilisation du sport pour légitimer l'agression et pousser les organisations internationales à adopter une position plus cohérente à l'égard de la Russie. Ce n'est pas seulement un geste émotionnel — il y a une logique rationnelle : si les terrains sportifs deviennent un instrument d'influence, le pays qui subit l'agression dispose d'outils de riposte.

Mécanisme et conséquences possibles

Le paquet officiellement annoncé vise des personnalités qui «mettent le sport au service de la guerre». Les analystes s'attendent à ce qu'il s'agisse de restrictions personnelles — interdiction d'entrée, gel des avoirs et limitations réputationnelles ciblées dans le domaine sportif. De telles mesures ont un double effet : elles renforcent la pression sur des acteurs spécifiques et créent un précédent pour les partenaires de l'Ukraine dans le monde du sport et de la politique.

«La mémoire n'est pas une infraction»

— Volodymyr Zelensky, président de l'Ukraine

Et ensuite

Un décret présidentiel et la précision du paquet de sanctions sont attendus dans les prochains jours. Ensuite se pose la question pour les institutions internationales : réviseront-elles leurs propres approches vis-à-vis des manifestations politiques lors des compétitions, et les États partenaires sont-ils prêts à y répondre ? L'efficacité des mesures ukrainiennes dépendra non seulement de la liste des actions, mais aussi de la capacité à transformer ces signaux politiques en coalitions et pratiques internationales concrètes.

En résumé : il s'agit d'un signal adressé simultanément à plusieurs publics — aux responsables russes, à la communauté sportive internationale et aux partenaires de l'Ukraine. S'il pourra changer les règles du jeu dans le sport en temps de guerre dépendra des prochaines étapes tant de Kyiv que des institutions internationales.

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