Une citoyenne ukrainienne a été inscrite par erreur sur le registre militaire — et c'est cet incident qui a déclenché une vague de rumeurs concernant une mobilisation forcée des femmes. Les Forces armées ukrainiennes (ZSU) ont rapidement démenti l'information, mais au cours des vérifications une autre problématique est apparue : il est actuellement impossible de supprimer les données saisies par erreur du système électronique.
L'armée a expliqué que la femme avait été inscrite en raison d'une erreur technique ou humaine — et non à la suite d'un changement de politique de conscription. Dans le même temps, il est apparu que le système ne prévoit pas de mécanisme de correction ou de suppression des enregistrements. Les militaires ont déjà saisi l'état-major général afin de proposer la correction de cette lacune.
La situation illustre de façon flagrante l'état de l'infrastructure numérique de l'enregistrement militaire : un système qui enregistre les données de millions de personnes ne dispose pas d'une fonction de base permettant d'éditer les enregistrements erronés. Ce n'est pas seulement un bug technique — c'est une source potentielle de problèmes juridiques pour les citoyens dont les données pourraient se retrouver dans le registre à leur insu ou sans motif.
La question de la mobilisation des femmes en Ukraine reste sensible. La législation en vigueur n'envisage pas la conscription forcée des femmes, mais certaines catégories — notamment le personnel médical et les spécialistes de spécialités militaires en pénurie — sont soumises à un enregistrement obligatoire. La frontière entre enregistrement et conscription dans la perception publique est floue, ce qui alimente ce type de panique.
Si l'état-major ne met pas en place un mécanisme de correction des erreurs dans le système d'enregistrement, combien d'autres personnes pourraient se retrouver dans le registre sans fondement légal — et ne l'apprendre que lorsqu'elles recevront une convocation ?