Selon l'annonce officielle — un travail qui concerne chacun
Le Ministère de la Transformation numérique a annoncé le lancement d'un audit national des services publics et des prestations de l'État. Pendant le premier mois, tous les prestataires — des ministères centraux et des centres de prestation de services administratifs (ЦНАП) aux autorités locales et aux entreprises municipales — saisissent dans un système unique des données sur les documents, les tarifs, les délais, les statistiques de demandes et les motifs de refus. Il ne s'agit pas d'une réforme administrative routinière — c'est une étape fondamentale vers un État plus transparent et plus rapide.
Ce que l'audit vérifiera et le rôle de l'IA
Après la collecte des données, vient l'analyse. Selon le plan, l'intelligence artificielle contrôlera les services pour détecter les doublons et les procédures obsolètes. Sur la base de cette analyse, une feuille de route sera élaborée : quels services simplifier, migrer en ligne ou supprimer. Cette séquence est une pratique courante dans les pays qui modernisent leurs services publics, mais pour l'Ukraine il y a un objectif supplémentaire important : réduire le temps et les coûts pour les citoyens et les entreprises et améliorer l'efficacité de la gouvernance dans le contexte de la guerre.
"L'objectif de l'audit est de créer un catalogue numérique unique et un plan d'action clair, afin que les services deviennent plus rapides, moins coûteux et plus transparents pour les personnes et les entreprises."
— Ministère de la Transformation numérique de l'Ukraine
Conséquences pratiques pour les citoyens et les entreprises
En bref : moins de papiers, moins de files d'attente, moins de répétitions. La base unique devrait réduire le nombre d'exigences incohérentes entre les ministères et les bureaux locaux. Pour les entreprises, cela signifie des enregistrements plus rapides, l'obtention d'autorisations et le lancement de projets plus rapides ; pour les citoyens — des parcours simplifiés pour obtenir des attestations et moins de déplacements entre les administrations.
Contexte. Il n'existe actuellement aucune ressource unique regroupant les données sur tous les services publics et locaux, ce qui conduit à de nombreuses procédures redondantes. L'audit annoncé vise à combler cette lacune et à créer un catalogue numérique avec des indicateurs clés.
Mesures supplémentaires et signaux importants
L'initiative coïncide avec plusieurs autres décisions : Diia bascule vers les banques publiques pour le paiement des services publics, et le 10 janvier 2025 le portail a rétabli l'ouverture automatique des FOP. Ensemble, ces changements traduisent une tendance — les services publics sont transférés vers un écosystème numérique plus intégré et contrôlé.
Risques et questions ouvertes
L'audit ne produira des résultats que si la qualité des données, la préparation technique des organismes et la volonté politique d'appliquer la feuille de route sont au rendez-vous. Il convient également de surveiller les risques liés à l'automatisation : l'IA aidera à identifier les problèmes systémiques, mais les décisions de suppression ou de modification de services nécessitent un contrôle et une responsabilité humains.
Et ensuite ?
Les experts en gouvernance numérique soulignent : l'initiative a le potentiel d'économiser du temps et des ressources budgétaires et d'améliorer la qualité des services. Mais à présent la balle est dans le camp des autorités — les déclarations doivent se traduire en changements concrets dans les procédures et les services. La question de savoir si la discipline institutionnelle suffira à transformer le catalogue numérique en résultats tangibles est stratégique pour l'État et quotidienne pour chaque citoyen.