Au cours de cinq jours de mai — du 1er au 5 mai 2025 — au moins 70 civils en Ukraine ont été tués et plus de 500 ont été blessés. Ces chiffres ont été enregistrés par la Mission de surveillance des Nations unies relative aux droits de l'homme en Ukraine — qui a souligné que les victimes se trouvent dans les 14 régions où les frappes ont eu lieu.
5 mai : le jour le plus meurtrier de la semaine
Un seul jour — le 5 mai — a enregistré 28 morts et 194 blessés. Trois villes ont été frappées pratiquement simultanément : à Zaporizhzhia, les bombes aériennes et les drones ont tué 12 personnes et en ont blessé 37, à Kramatorsk, une bombe aérienne au centre-ville a coûté la vie à 5 personnes et en a blessé 13, à Dnipro, les frappes de missiles ont tué au moins 4 personnes et ont incendié une installation industrielle. Le président Zelenski a qualifié la frappe sur Zaporizhzhia d'« acte terroriste cynique sans aucun objectif militaire ».
« Ce qui cause une préoccupation particulière, c'est à la fois l'ampleur des pertes civiles et l'étendue de la destruction en seulement quelques jours ».
Daniel Belik, chef de la Mission de surveillance des Nations unies relative aux droits de l'homme en Ukraine
Tactique de frappes simultanées sur plusieurs axes
La frappe sur Zaporizhzhia, Dnipro et Kramatorsk dans une même vague — ce ne sont pas que des chiffres de victimes. Comme le note Prism News, le déploiement simultané sur plusieurs foyers force les forces de défense aérienne ukrainiennes à s'étirer sur les objectifs, complique la logistique des secouristes et augmente la charge pesant sur les hôpitaux régionaux. C'est précisément la combinaison de la profondeur et de la largeur des frappes — du Kramatorsk de première ligne à Zaporizhzhia et Dnipro — qui caractérise la vague de mai.
La tendance générale est confirmée par les statistiques plus larges de l'ONU : selon le rapport de la Mission de surveillance, le nombre de victimes civiles de décembre 2024 à mai 2025 a augmenté de 37 % par rapport à la même période de l'année précédente — 968 morts et 4 807 blessés sur six mois.
Contexte : diplomatie et frappes simultanément
Les attaques de mai ont eu lieu dans le contexte de discussions sur un possible cessez-le-feu autour du Jour de la Victoire du 9 mai. Les frappes contre les infrastructures civiles de trois centres régionaux en un seul jour — un argument que Kyïv utilisait dans sa communication avec ses partenaires : les négociations sur un cessez-le-feu se déroulaient alors que la réalité quotidienne pour les civils restait inchangée.
- 14 régions ont enregistré des victimes civiles du 1er au 5 mai
- 28 morts — uniquement le 5 mai, le pire bilan quotidien pour cette période
- +37 % — augmentation des victimes civiles par rapport à décembre 2023 — mai 2024
Si mai 2025 se termine au rythme enregistré au cours des cinq premiers jours, ce pourrait être le mois le plus meurtrier pour les civils depuis le début de la grande invasion — la question est de savoir si ces statistiques changeront la position de ceux des partenaires qui bloquent toujours l'expansion des livraisons de systèmes de défense aérienne à longue portée.