Une ressortissante russe a porté la pancarte de l'Ukraine lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de 2026 — un petit geste chargé de sens.

Quand la diplomatie et les grandes décisions détournent l'attention, le choix simple d'une bénévole devient un message. Anastasia Kucherova, une Russe qui vit à Milan, a consciemment choisi l'Ukraine lors de la cérémonie — nous examinons pourquoi cela est important maintenant.

44
Partager:
Збірна України (Фото: Peter Kneffel/EPA)

Ce qui s'est passé

Lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver 2026 à Milan, la pancarte de l'équipe de Ukraine était portée par une personne née en Russie et résidant depuis longtemps en Italie. L'information a été publiée par l'agence Associated Press.

Anastasia Kucherova, architecte, qui vit à Milan depuis 14 ans, faisait partie des bénévoles qui ont escorté les équipes au stade «San Siro». Au départ, la répartition devait être aléatoire, mais lorsque le chorégraphe a demandé les préférences, elle a choisi précisément l'Ukraine. La pancarte portant l'inscription «Ukraine» était éclairée, et les tribunes ont accueilli nos athlètes par des applaudissements.

"Quand on marche à côté de ces personnes, on comprend qu'elles ont tout à fait le droit de ressentir de la haine envers n'importe quel Russe. Toutefois, je pense qu'il est important de faire au moins un petit geste pour leur montrer que, peut-être, tout le monde ne pense pas de la même façon"

— Anastasia Kucherova, architecte, bénévole (interview AP)

Pourquoi c'est important

À première vue — un geste symbolique. Mais les symboles façonnent des récits : un tel choix montre que les citoyens d'un même pays peuvent clairement se distancier de la politique de leur gouvernement. Pour les athlètes ukrainiens — notamment ceux dont les familles sont liées à l'armée — c'est un signe bref mais visible de solidarité devant un public international.

Associated Press rappelle également : au sein de la délégation ukrainienne se trouvaient des sportifs dont les parents servent dans les Forces armées ukrainiennes. Dans de telles circonstances, même un soutien modeste dans les tribunes prend une portée supplémentaire — tant morale qu'informationnelle.

Contexte et conséquences

Les Jeux olympiques se déroulent officiellement du 6 au 22 février 2026, avec des épreuves à Milan et à Cortina d'Ampezzo. La nouvelle du geste de Kucherova est intervenue dans un contexte de mesures politiques : le 16 février, le président Zelensky a signé un décret imposant des sanctions à l'encontre de plusieurs sportifs russes.

Un tel incident ne remplace pas la diplomatie ni les sanctions, mais il renforce le front sociétal : pendant que les gouvernements élaborent des politiques, les citoyens et les gestes spontanés influencent la perception, renforcent le moral et accroissent le soutien aux athlètes ukrainiens dans le monde.

Conclusion

C'est un exemple de la façon dont un choix personnel se transforme en signal public. Il ne changera pas la carte politique à lui seul, mais il aide à modifier les mentalités — et les mentalités précèdent souvent les actions. Il est désormais important que ces symboles se transforment en actions durables de soutien — dans les tribunes, dans les médias et à la table des négociations.

Actualités du monde

Sport

Selon Sky News, le Comité international paralympique a attribué 6 quotas à la Russie et 4 à la Biélorussie pour les Jeux paralympiques de Milan‑Cortina. Cette décision soulève la question des limites de la légitimation sportive d'un État‑agresseur et des prochaines démarches de l'Ukraine sur la scène diplomatique.

il y a 3 heures