En bref
La veille de la clôture des Jeux à Vérone, en Italie, une manifestation qualifiée d'«insoutenable» et même de «sanglante» par ses participants a eu lieu, rapporte l'AP (via UNN). La marche sous le slogan «Jeux olympiques — non, merci» a exprimé le mécontentement face aux conséquences économiques, écologiques et politiques de l'organisation des Jeux d'hiver.
Ce que disaient les participants
«Nous sommes ici parce que nous considérons que ces Jeux olympiques sont hypocrites, non durables et même sanglants»
— Filippo Comencini, participant/activiste
Selon les organisateurs des Jeux, la quasi-totalité de l'électricité nécessaire doit être fournie à partir de sources «écologiquement propres» — de l'éclairage des arènes à la production de neige artificielle. Les partisans de l'événement mettent en avant cette promesse comme un argument, mais les détracteurs affirment que les déclarations ne compensent pas les coûts réels et les risques pour les communautés locales.
Réaction des responsables officiels
Les manifestations ont provoqué une réaction vive de la part de certains responsables politiques. Des responsables italiens et quelques dirigeants ont qualifié les participants de la marche d'intransigeants, tandis que d'autres commentaires officiels ont décrit certaines décisions du CIO et leur application comme un «moment de honte» — un signal de pressions politiques internes. Certaines déclarations de la Première ministre Meloni concernant les manifestations ont également attiré l'attention des médias et du public.
Pourquoi cela compte
Économie : les grands événements laissent des engagements budgétaires et infrastructurels à long terme. Lorsqu'une partie de la société remet en question la rentabilité des Jeux, cela peut compliquer le retour sur investissement et créer un conflit politique autour des dépenses.
Écologie : les promesses d'énergie «propre» élèvent le niveau des attentes, mais rendent aussi les organisateurs vulnérables aux critiques si la réalité s'avère plus complexe.
Politique et réputation : les manifestations renforcent la tendance — le sport est de moins en moins séparé de la politique. C'est important pour les pays qui envisagent d'accueillir de grands événements en période de crise politique ou sécuritaire : les risques de pertes de réputation et de complications diplomatiques augmentent.
Et ensuite ?
Les manifestations à Vérone ne sont pas seulement un événement local. Elles font partie d'un récit plus large sur qui paie pour les grands jeux, sur la responsabilité écologique des organisateurs et sur le prix politique que les États sont prêts à payer. Pour l'Ukraine, c'est un nouvel exemple montrant pourquoi, lors de la planification de grands événements, il est important de peser les ressources, la sécurité et la réputation internationale.
Conclusion
Alors que l'attention est concentrée sur la cérémonie, les marches et la réaction des autorités rappellent que les grands événements sportifs ne peuvent plus être considérés uniquement comme des projets d'image ou touristiques. Les organisateurs pourront-ils transformer les déclarations sur l'énergie «propre» en résultats concrets ? C'est une question à laquelle la société attendra une réponse après la clôture des Jeux.