Le prix du transport à Kiev a augmenté de près de quatre fois — ce n'est que le début de la vague inflationniste

L'augmentation des tarifs des transports et de l'eau ajoutera 0,5 point de pourcentage à l'inflation, mais le véritable test se profile à l'horizon — les tarifs du gaz et du chauffage selon les exigences du FMI.

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Турнікети в Київському метрополітені (Фото: КМДА)

Quand les décisions administratives du conseil municipal deviennent de la macroéconomie

Le conseil de Kyïv a augmenté le tarif de transport de 8 à 30 hrn — une décision prise au niveau local, mais aux conséquences nationales. Le vice-gouverneur de la Banque nationale d'Ukraine, Volodymyr Lepushynskyi, a calculé que le seul tarif de Kyïv a ajouté 0,1 point de pourcentage à l'inflation globale, tandis que l'augmentation des tarifs de transport dans diverses régions dans son ensemble — 0,3 p.p. Encore 0,2 p.p. d'ici la fin de l'année proviendront des augmentations tarifaires prévues par les conseils locaux pour les services d'eau et d'assainissement.

Au total — un demi-point de pourcentage d'inflation résultant de deux décisions apparemment purement communales. Cela montre à quel point l'économie ukrainienne est sensible aux prix administrés, qui ont été maintenus pendant des années en dessous du coût réel.

Le taux de refinancement comme réaction à une surprise

La Banque nationale a réagi à l'accélération de l'inflation en augmentant le taux directeur à 15,5 % — une mesure que les analystes n'avaient pas prévue. Selon les estimations révisées, l'inflation atteindra 10 % d'ici la fin de 2026, passant de 7,2 % en juin, et la composante tarifaire n'en est pas la seule cause, mais l'une de celles qui peuvent être calculées avec précision.

L'essentiel est à venir

Les transports et l'eau ne sont que la première vague. L'Ukraine s'est engagée auprès du FMI à augmenter progressivement les tarifs du gaz, de l'électricité et du chauffage au niveau de la couverture complète des dépenses, en compensant par une aide ciblée aux ménages vulnérables. Si l'augmentation des tarifs de transport dans une seule ville a ajouté 0,1 p.p. à l'inflation globale, alors une révision des tarifs énergétiques à l'échelle nationale aurait un effet bien plus sensible.

La Banque nationale promet un retour de l'inflation à 5 % seulement à la fin de 2028 — à condition de réduire le déficit budgétaire, de stabiliser le marché du travail et d'améliorer la situation énergétique. La question est de savoir si la tolérance sociale aux augmentations tarifaires peut suivre le rythme imposé par les obligations envers les créanciers.

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