Contexte : la langue comme question de sécurité et de souveraineté de l'État
Au lieu d'une interdiction totale de la langue russe dans les écoles, le ministère de l'Éducation propose une stratégie cohérente d'affirmation de l'ukrainien. Ce n'est pas seulement une question de culture — c'est une question d'État et de sécurité, rappelle la vice-ministre de l'éducation et des sciences Nadiia Kuzmychova. Que devrait savoir chacun de ceux qui se préoccupent de la prochaine génération ?
Les risques des interdictions radicales
Kuzmychova met en garde : une interdiction totale peut créer de nouvelles lignes de fracture et, à long terme, affaiblir plutôt que renforcer la position de l'ukrainien. Les décisions radicales provoquent souvent du rejet, renforcent des réactions similaires au sein des familles et des communautés et compliquent l'intégration des enfants dans l'espace éducatif.
"Notre tâche n'est pas de créer de nouvelles lignes de fracture, mais de renforcer de manière cohérente et assurée la position de la langue ukrainienne comme langue unique de l'enseignement, en accompagnant les enfants dans leur transition vers celle-ci"
— Nadiia Kuzmychova, vice-ministre de l'éducation et des sciences
Pourquoi une démarche progressive fonctionne mieux
Une politique linguistique fondée sur le soutien et la création d'un environnement confortable a davantage de chances de réussir de manière durable. Cela signifie : des manuels actualisés, un accompagnement professionnel des enseignants, des programmes pour les parents et des initiatives extrascolaires qui rendent l'ukrainien naturel et pratique pour l'enfant, et non une norme imposée.
Ce que disent les experts et l'expérience internationale
Le milieu expert et les recommandations internationales en matière de politique linguistique indiquent que les politiques qui combinent transformation de l'enseignement et soutien social donnent des résultats plus durables que les interdictions. Cela renforce la position de l'État sans accroître les tensions internes.
Le ministre de l'Éducation Oksen Lisovyi a également souligné qu'une partie du problème est l'éducation des adultes : si la société ne comprend pas les liens de cause à effet, le travail avec les parents et les communautés doit devenir une priorité.
Conclusion — perspective pratique
Si l'État choisit une stratégie de soutien à la langue ukrainienne par l'éducation, les ressources et la communication, l'ukrainisation du milieu scolaire sera un processus durable. En revanche, si l'on emprunte la voie des interdictions totales, le risque d'aliénation politique et sociale augmente — et l'objectif sera alors menacé. Question pour les dirigeants et la société : cherchons-nous l'unité par le renforcement, ou risquons-nous la division par les interdictions ?