Le 15 mai à 10h40, sur la place du Marché à Lviv, directement devant le bâtiment de la mairie, un habitant local âgé de 46 ans s'est précipité sur le maire Andriy Sadovyy et l'a soudainement asperges d'un liquide de composition inconnue. La police de la région de Lviv a établi l'identité de l'agresseur le même jour et a ouvert une procédure pénale en vertu de l'article 296, paragraphe 1 du Code pénal ukrainien — vandalisme. La composition du liquide est actuellement en cours de détermination, l'enquête préliminaire est en cours.
Le maire sans protection au centre-ville
Sadovyy dirige Lviv depuis avril 2006 — déjà 20 ans. Durant cette période, il a connu un blocus des ordures, des scandales fonciers, des accusations publiques et, selon ses propres paroles, des menaces. Cependant, cet incident est précisément le premier assaut physique documenté contre lui en plein air — au cœur touristique de la ville, en plein jour. Ni Sadovyy lui-même ni la mairie n'ont commenté publiquement l'événement.
Le contexte qui a précédé l'attaque
Trois semaines avant l'incident — le 24 avril — l'administration régionale de Lviv a signé un protocole d'accord avec l'aéroport et les autorités de Sokilnyky concernant le développement des territoires adjacents à l'aéroport de Lviv nommé Danylo Halytskyi. Sadovyy a réagi vivement.
«En fait, on nous propose d'arrêter le développement de la ville et de renoncer à l'avenir de l'aéroport. Depuis l'époque de l'Union soviétique, cette terre était une réserve stratégique pour le développement de l'aéroport. Aujourd'hui, pendant la guerre, quelqu'un a décidé que la communauté l'accepterait»
Andriy Sadovyy, maire de Lviv, avril 2025
Le maire a qualifié le protocole de «l'un des plus grands crimes contre la communauté de Lviv» et a déclaré qu'il s'agissait d'une menace de «la plus grande escroquerie foncière de ces dernières décennies». Selon lui, il a adressé des dizaines de requêtes — au Président, au Premier ministre, au Conseil de sécurité nationale, aux ministères compétents — sans résultat.
Vandalisme ou signal?
La police a classé l'événement comme du vandalisme — c'est l'article le plus léger qui pourrait s'appliquer. Le mobile de l'agresseur n'a pas été établi publiquement. Cependant, la coïncidence est frappante : une personne sans armes, sans revendications, sans manifeste — simplement du liquide et une fuite. Cette tactique est souvent utilisée dans la pratique ukrainienne et européenne comme une forme d'humiliation publique d'un fonctionnaire, plutôt que comme une véritable menace pour la sécurité physique.
- L'identité de la personne a été établie le jour de l'incident — un Lvivien de 46 ans
- Article : article 296, paragraphe 1 du Code pénal ukrainien, sanction — jusqu'à 4 ans de restriction de liberté ou de travaux correctionnels
- La composition du liquide n'a pas été officiellement annoncée
- Pas de commentaires de Sadovyy ou de la mairie au moment de la publication
Si l'enquête établit que l'agresseur est lié à l'une des parties au conflit foncier autour de l'aéroport — l'affaire dépassera largement le cadre du vandalisme. Si ce n'est pas le cas — reste la question : pourquoi le maire de Lviv à la 20e année de son règne est-il encore accessible à n'importe qui sur la place principale de la ville sans aucune protection visible?