Le 9 avril, Israël a mené des frappes massives contre Beyrouth et le sud du Liban. Plus de 200 personnes ont été tuées — le ministère de la Santé libanais a averti que le chiffre augmenterait. Netanyahou a confirmé l'élimination d'Ali Youssef Harshi — assistant personnel et, selon l'armée, neveu du secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem.
Qui est Harshi et pourquoi c'est important
Harshi n'est pas un commandant de terrain. Il faisait partie du cercle rapproché de Kassem : il coordonnait l'accès, les communications et, selon Tsahal, participait au réarmement du groupe. Son assassinat est un coup porté à la chaîne de commandement du Hezbollah, et non seulement à une personne en particulier. Tsahal a également attaqué l'infrastructure du Hezbollah dans le sud du Liban : les principaux passages, les dépôts d'armes, les rampes de lancement et les quartiers généraux du groupe.
« Nous continuons à frapper le Hezbollah avec force, précision et détermination »
— Benjamin Netanyahou, X, 9 avril
Où se situe l'UE — et où sont les limites de son influence
La chef de la diplomatie européenne Kaja Kallas a soutenu les efforts du Liban pour le désarmement du Hezbollah et a appelé à l'extension du cessez-le-feu au Liban. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a déclaré que le Liban doit être inclus dans tout accord de cessez-le-feu, tout en insistant sur le fait que l'Iran doit cesser de soutenir les groupes mandataires comme le Hezbollah, le Hamas et les Houthis.
Le problème est qu'il n'existe aucun mécanisme coercitif derrière ces déclarations. Israël a violé le cessez-le-feu de novembre 2024 presque quotidiennement — le gouvernement libanais a enregistré plus de 2 000 violations israéliennes au cours des trois derniers mois de 2025. Kallas soutient le désarmement — mais la responsabilité réelle de son exécution repose sur l'armée libanaise, qui n'a ni les ressources ni le mandat pour une confrontation directe avec le Hezbollah.
Le contexte qui disparaît des gros titres
Selon les calculs de l'Organisation internationale pour les migrations, plus de 64 000 personnes restent déplacées à l'intérieur du Liban. Les frappes du 9 avril ne sont pas un épisode isolé, mais font partie d'une campagne qui n'a jamais véritablement cessé depuis novembre 2024. Les soldats israéliens contrôlent cinq points sur le territoire libanais, contrôlant d'importantes portions du sud du Liban par le biais de drones, de frappes aériennes et de tirs.
- Éliminé : Ali Youssef Harshi, assistant personnel et neveu de Naïm Kassem
- Victimes : plus de 200 morts en une journée, selon le ministère de la Santé libanais
- Objectifs de Tsahal : passages, dépôts, positions de lancement et quartiers généraux dans le sud
- Réaction de l'UE : condamnation, appel à l'extension du cessez-le-feu — sans mécanisme de sanctions
Si l'armée libanaise ne reçoit pas d'ici la fin de l'année un financement concret et un mandat pour le déploiement dans le sud, les appels de l'UE au désarmement du Hezbollah resteront une simple déclaration — et Netanyahou le sait.