Un agent du SBU soupçonné : 68 000 $ pour avoir évité la mobilisation et un coup porté à la confiance publique pendant la guerre

Le Bureau national anticorruption (NABU) et le Parquet spécialisé anti-corruption (SAP) ont annoncé qu'un employé de la direction principale du Service de sécurité de l'Ukraine (SBU) à Kyiv aurait reçu 68 000 $ pour avoir établi de faux ajournements — nous examinons comment cela fonctionnait et pourquoi c'est dangereux pour le système de mobilisation et la confiance dans les services de sécurité.

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Слідчі дії (Фото: НАБУ)

Ce qui s'est passé

Le Bureau national anticorruption et le Parquet spécial anticorruption ont notifié des soupçons à un employé de la Direction principale du Service de sécurité de l'Ukraine à Kyiv et dans l'oblast de Kyiv. Selon l'enquête, le fonctionnaire a reçu un avantage indu de $68 000 de la part de deux citoyens — 34 000 $ de chacun — pour «régler la question» du retrait des registres au centre territorial de recrutement et de soutien social et pour l'obtention d'un report de mobilisation.

Comment, selon l'enquête, cela fonctionnait

Les enquêteurs affirment que le suspect avait promis d'obtenir un report sur la base de faux documents établissant prétendument que chacun des hommes avait trois enfants. Selon le plan des organisateurs, les actes de naissance falsifiés devaient être délivrés à l'étranger, après quoi ces citoyens devaient être radiés des registres et éviter toute responsabilité.

«Співробітнику повідомлено про підозру в одержанні неправомірної вигоди у значному розмірі за сприяння у уникненні мобілізаційних процедур»,

— НАБУ / САП, communiqué des services de presse

Contexte : pas un cas isolé

Cette révélation intervient dans le contexte d'une série d'enquêtes anticorruption dans les domaines de la gestion de la défense et des frontières. En particulier, le 22 janvier, des soupçons ont été notifiés à l'ancien chef de la ДПСУ et à plusieurs responsables ; en février, des informations ont fait état du renvoi d'un des suspects du service militaire. De tels dossiers donnent l'impression d'abus systémiques qui sapent la préparation opérationnelle et la confiance des citoyens.

Pourquoi c'est important pour le lecteur

En temps de guerre à grande échelle, la question de l'équité de la mobilisation et de la transparence du fonctionnement des services spéciaux n'est pas abstraite. Lorsqu'un fonctionnaire use de sa position pour un profit privé, cela a trois conséquences directes : un affaiblissement de la discipline du personnel, le risque de détournement des ressources au lieu de leur affectation à la défense, ainsi qu'un coup porté à la confiance sociale, ce qui est critique lors d'une mobilisation nationale.

Quelles suites ?

L'enquête se poursuit ; la notification de soupçon est le premier pas vers une responsabilité pénale, mais des décisions en matière de personnel et de système sont également essentielles : renforcement du contrôle interne, procédures transparentes pour l'octroi de reports et suivi opérationnel des cas suspects. Le milieu des experts souligne que seule la combinaison d'enquêtes et de réformes institutionnelles peut rétablir la confiance.

La question de savoir si ces révélations pourront être transformées en mécanismes durables de protection contre la corruption relève des dirigeants des organes chargés de l'application de la loi et du parlement. En attendant, l'affaire rappelle une chose simple : en temps de guerre, la ressource n'est pas seulement la technique et le combattant, mais aussi la confiance de la société — il est plus difficile de réparer ses pertes.

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