Le 14 juin, à l'occasion de son 80e anniversaire, Donald Trump a reçu un appel de Volodymyr Zelenski. La conversation a duré au moins 30 minutes — et s'est conclue par l'annonce d'une rencontre au sommet du G7 à Kananaskis, Canada.
« Nous avons discuté de ce qui pourrait aider à rapprocher la paix maintenant, et j'ai informé le président des derniers événements sur le champ de bataille et de la manière dont notre position s'est renforcée. Nous avons quelques bonnes idées qui pourraient aider à rapprocher la paix et à protéger les vies »
— Zelenski sur Telegram après la conversation
Le conseiller du président pour les communications Dmytro Lytvyn a confirmé à Suspilne le fait de l'appel, précisant que les deux parties ont eu la possibilité de discuter des « idées concernant les négociations ». Lesquelles exactement — il ne l'a pas précisé.
Ce que les « bonnes idées » signifient diplomatiquement
La formulation de Zelenski — « il y a des idées » sans détailler le contenu — est une construction diplomatique typique qui signale l'existence d'une position, mais ne la révèle pas avant une rencontre en personne. Aucun document, aucun communiqué conjoint n'a suivi l'appel.
Cela se déroule dans un contexte où : le 8 juin, Zelenski avait déjà eu un appel téléphonique avec les représentants spéciaux de Trump — Steve Witkoff et Jared Kushner — dont l'arrivée à Kyiv était attendue « très prochainement ». Le G7 aurait dû être l'étape suivante dans cette séquence.
Ce qui s'est passé à Kananaskis
La rencontre n'a pas eu lieu. Selon Kyiv Independent, Trump a quitté le sommet prématurément en soirée le 16 juin — après avoir appelé les habitants de Téhéran à évacuer sur les réseaux sociaux. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a expliqué le départ par « la situation au Moyen-Orient ».
Une réunion bilatérale avec Zelenski était prévue pour mardi 17 juin. Selon Kyiv Post, Trump a décollé juste au moment où Zelenski était déjà en route pour le Canada. Kyiv Independent confirme : le sommet s'est terminé sans déclaration conjointe de soutien à l'Ukraine, sans engagements concernant les armes et sans rencontre entre les deux présidents.
Zelenski a également raccourci sa visite — en raison d'une attaque de missile nocturne sur Kyiv, il est retourné dans la capitale le 17 juin, sans se rendre à Calgary, où une conférence de presse était prévue.
Ce qui reste après le G7
- Les « bonnes idées » sont restées sans contenu public et sans mécanisme confirmé de poursuite des discussions.
- Zelenski et Trump se sont rencontrés plus tard — au sommet de l'OTAN à La Haye le 25 juin, où la conversation principale, selon RBK-Ukraine, s'est concentrée sur le conflit entre Israël et l'Iran, les échanges de prisonniers et le processus de négociation.
- Les États-Unis au G7 ont bloqué une déclaration unique sur l'Ukraine — le Canada, en tant que pays président, l'a retirée de l'ordre du jour sous la pression américaine.
La question reste ouverte : si les « bonnes idées » concernant la paix existent vraiment — quand et dans quel format seront-elles vérifiées, au lieu d'être simplement reportées d'un sommet à l'autre ?