Le 15 juillet 2026, le Conseil de la Fédération internationale de handball (IHF) a levé l'interdiction imposée le 4 mars 2022. Désormais, les équipes nationales de Russie et de Biélorussie, ainsi que leurs entraîneurs, arbitres, conférenciers et officiers peuvent participer à tous les événements de l'IHF — sous leurs propres drapeaux et hymnes. La décision est entrée en vigueur immédiatement.
Comment cela s'est déroulé étape par étape
La réintégration n'a pas été soudaine. Le 24 mars 2026, l'IHF a autorisé les équipes nationales de jeunes (jusqu'à la catégorie U21 incluse) à participer à des matchs amicaux à condition de signer une déclaration attestant l'absence de liens avec les structures militaires ou les services de sécurité. Le 6 mai, le Conseil a examiné la possibilité d'accorder une wild card au championnat du monde féminin des filles U16 et au Nations Trophy. Et le 15 juillet — après deux décisions du Comité exécutif du CIO (7 mai et 7 juillet) — l'IHF a fait l'étape finale : une réintégration complète sans aucune restriction de compétition.
Déclaration au lieu de vérification
Le seul filtre qui subsiste est la signature de l'athlète ou du fonctionnaire au bas d'une déclaration attestant l'absence de lien avec l'armée ou les structures de sécurité. Il est impossible de vérifier indépendamment cette signature : l'IHF s'appuie exclusivement sur l'auto-déclaration. Le contrôle antidopage lors du retour des Russes est confié à l'Agence internationale de test (AIT) — mais il s'agit d'une procédure standard, non d'une mesure supplémentaire en réponse à la réintégration.
« L'IHF reconnaît qu'une réintégration complète peut exiger une période de transition tant pour les équipes russes que biélorusses et les officiers ».
— Déclaration officielle de l'IHF, 15 juillet 2026
En même temps, la fédération a confirmé « ses anciens engagements envers la Fédération ukrainienne de handball », a condamné la guerre et a exprimé l'espoir d'une paix — sans aucun lien entre cette rhétorique et les conditions du retour de l'agresseur.
Ce que cela signifie en pratique
- La Russie et la Biélorussie jouent sous leurs propres drapeaux et hymnes — le statut de « sportif neutre » est complètement aboli.
- L'interdiction de 2022 concernait tous — les joueurs, entraîneurs, arbitres, conférenciers, experts. Désormais, il n'y a aucune restriction pour aucune de ces catégories.
- La décision de l'IHF est synchronisée avec la position du CIO, qui a annoncé le 7 juillet le retrait de ses propres recommandations concernant l'interdiction — c'est-à-dire huit jours avant l'étape de l'IHF.
- D'autres fédérations ont choisi une voie différente : la LIHG (hockey) a refusé même aux équipes nationales de jeunes de Russie et de Biélorussie pour la saison 2026-27, invoquant une réduction insuffisante des risques de sécurité.
Le président de l'IHF, Hassan Moustafa, avait publiquement annoncé en 2025 le retour de la Russie aux compétitions internationales à partir de 2026 — autrement dit, la décision du conseil en juillet a été une étape prévisible, et non une réaction à un changement de la situation de sécurité.
Si d'autres grandes fédérations (notamment l'EHF — Fédération européenne de handball) n'instaurent pas leurs propres restrictions concernant l'organisation de tournois avec la participation de la Russie et de la Biélorussie sur leur territoire, alors déjà au championnat du monde 2027, ces équipes nationales participeront au format complet — sous les drapeaux de pays qui poursuivent la guerre contre l'Ukraine.