Pendant les pannes d'électricité, internet se transforme d'une commodité en infrastructure de survie — pour les alertes d'évacuation, les opérations bancaires, la communication avec les proches au front. C'est pourquoi le ministère de la Transformation numérique suit le déploiement des réseaux xPON séparément des statistiques de couverture ordinaires.
xPON est un réseau de fibres optiques avec alimentation de secours aux nœuds : l'abonné reste en ligne jusqu'à 72 heures même sans alimentation électrique centralisée. Contrairement à l'internet câblé ou mobile traditionnel, le réseau ne s'effondre pas avec la sous-station.
Le ministère a identifié cinq régions où le déploiement est le plus actif — les régions spécifiques ont été publiées par le ministère dans son rapport sur l'état des infrastructures numériques. Cette répartition n'est pas aléatoire : le rythme de connexion est corrélé au niveau de partenariat entre les administrations locales et les fournisseurs d'accès, ainsi qu'à l'accès au financement international pour la reconstruction des réseaux.
La logique de l'ampleur est simple : lorsqu'un district d'une ville obtient un internet stable lors des coupures tandis que le district voisin ne l'a pas, la différence se fait sentir au niveau d'une famille particulière. Lorsque le pays entier est divisé de la même manière, il s'agit d'une question d'égalité d'accès à la sécurité.
Le programme de déploiement de xPON est financé en partie par le budget d'État, en partie par des subventions de partenaires internationaux. Les fournisseurs d'accès reçoivent une compensation pour les connexions, mais le mécanisme de vérification des nœuds réellement opérationnels disposant d'une alimentation de secours reste opaque : le ministère publie des données sur le nombre de connexions, mais pas sur le pourcentage de nœuds ayant réussi la vérification par panne d'électricité.
Si lors de la prochaine grande vague de coupures, les réseaux dans les cinq régions leaders tiennent vraiment 72 heures — les statistiques cesseront d'être un simple indicateur de rapport et deviendront un argument pour les autres régions. Mais que se passera-t-il pour le programme si la vérification montre que l'alimentation de secours n'existe que sur le papier ?