En soirée du 21 mai, le groupe d'alerté du TCC et des services sociaux du district de Chevtchenko a arrêté un véhicule rue Stetsenko pour vérifier les documents d'enregistrement militaire. Le conducteur s'est avéré être Artiem Moroz — vétéran de guerre, militaire en service actif, personne handicapée du groupe I suite à des blessures et amputations reçues au cours de son service.
Un différend a éclaté entre les parties concernant la poursuite du service. S'en sont suivis des coups de poing au corps infligés par un militaire du TCC âgé de 35 ans et du gaz lacrymogène au visage appliqué par un membre de 38 ans d'une formation bénévole de la communauté territoriale (DFCT).
« Après l'incident, des inconnus en passe-montagne, accompagnés d'un policier, l'ont forcée à supprimer l'enregistrement vidéo de l'événement, après quoi ils ont rapidement quitté les lieux »
— Olesia Zhdanova, épouse du vétéran
Cet épisode n'est pas simplement un conflit lors d'un contrôle. Il met en lumière trois niveaux de problèmes simultanément.
Qui avait le droit d'arrêter et ce qui a dépassé les limites
Les groupes d'alerte du TCC sont autorisés à vérifier les documents, mais n'ont pas le droit d'utiliser la force physique ou des équipements spécialisés en dehors de motifs clairement définis. Moroz — vétéran avec handicap du groupe I — est juridiquement exempté de mobilisation. Autrement dit, le conflit « concernant la poursuite du service » a surgi là où il n'aurait pas dû y avoir lieu.
Une qualification qui saute aux yeux
L'expertise médico-légale a documenté les contusions et les a qualifiées comme blessures corporelles légères. Les enquêteurs de la direction de police de Chevtchenko ont annoncé une suspicion au titre de la partie 1 de l'article 125 du code pénal ukrainien. La sanction prévoit une amende ou une restriction de liberté jusqu'à deux ans. Il est significatif que précédemment un autre agent du TCC a été suspecté pour avoir frappé un homme de 60 ans ayant une main cassée — également pour « blessures légères ».
- Coups de poing au corps du vétéran portant des prothèses — ch. 1 art. 125 CPU
- Application de gaz lacrymogène — ch. 1 art. 125 CPU
- Contrainte exercée sur le témoin pour supprimer la vidéo — ne figure pas dans la suspicion
Une suspicion existe. L'affaire n'existe pas encore
L'enquête préliminaire est en cours. Une suspicion n'est pas une accusation et encore moins un verdict. Les deux mis en cause restent libres, leur statut procédural au sein de leurs propres services n'a pas été publiquement modifié. La police de Kyiv a confirmé le fait de l'enquête, mais n'a signalé aucune mesure disciplinaire de la part du TCC ou du commandement.
Si l'affaire parvient au tribunal et que le tribunal se limite à la sanction minimale prévue à l'article 125 — une amende — ce sera un précédent : l'application de la force contre un vétéran handicapé lors d'un contrôle illégal par essence coûtera moins cher qu'une infraction administrative pour violation du code de la route.