L'artillerie comme réflexe : comment l'« Azov » affaiblit méthodiquement la capacité de combat des occupants

Le premier adjoint du commandant de la 12e brigade de forces spéciales « Azov » Lev Pachko a décrit la tactique de pression de feu continue qui, selon ses dires, développe chez les soldats russes un réflexe conditionné — et a déjà produit un résultat concret : 24 prisonniers en une seule journée sans pertes propres.

22
Partager :
Російські військовополонені (Фото: 43 бригада)

Le sous-colonel Lev Pachko — Héros de l'Ukraine, vétéran de la défense de Marioupol, actuellement commandant du bataillon de la 12e brigade des forces spéciales « Azov » de la Garde nationale ukrainienne — a décrit l'approche de la pression de feu qu'applique systématiquement la brigade. L'essentiel ne réside pas dans un coup isolé, mais dans le rythme.

« Je dis aux officiers : dressez les Russes. L'artillerie doit fonctionner du matin au soir pour qu'ils soient dressés : dès qu'il y a un mouvement — on ouvre le feu. C'est ce qui les casse méthodiquement ».

Lev Pachko, premier adjoint du commandant de la 12e brigade « Azov » de la Garde nationale ukrainienne, pour l'analyse de LIGA.net

Le mot « dressage » n'est pas ici une métaphore pour briller — c'est la description d'un mécanisme comportemental concret. Une réaction de feu constante à tout mouvement développe chez le soldat un réflexe conditionné : l'immobilité devient la seule stratégie de survie. Une unité qui ne bouge pas, n'attaque pas, ne se redéploie pas et ne reçoit pas de munitions — est mise hors de combat sans assaut direct.

Un résultat mesurable

À « Azov », on cite un épisode concret : grâce à la méthode de pression de feu continue, les combattants de la brigade ont capturé 24 militaires russes en une journée — sans pertes de leur côté. Les détails concernant la direction et la date ne sont pas divulgués dans la version publique pour des raisons de sécurité opérationnelle. Auparavant, la brigade avait publiquement rapporté des captures de prisonniers sur la direction de Kreminna, où ont été enregistrés des cas où les occupants se rendaient après être tombés sous le feu de leur propre artillerie.

Parallèlement — et c'est un contexte tactique important — le commandant du groupe de drones de la même brigade a noté : le temps entre la détection d'une cible par un drone de reconnaissance et une frappe FPV est maintenant de 30 à 90 secondes. L'artillerie et les drones dans ce système se renforcent mutuellement : l'artillerie interdit le mouvement, les drones rendent impossible l'évacuation et le redéploiement.

Pourquoi ce n'est pas simplement une « pression psychologique »

L'effet psychologique est ici une conséquence du tactique, et non l'inverse. Un soldat habitué pendant des mois à ne pas bouger au son d'un coup de feu perd l'initiative — ce qui affecte directement la capacité de l'unité à accomplir des missions offensives. C'est pourquoi Pachko parle de « destruction » — non pas émotionnelle, mais fonctionnelle.

En même temps, l'efficacité de la méthode dépend d'une ressource critique : l'approvisionnement continu en munitions d'artillerie. « Du matin au soir » — ce n'est pas de la rhétorique, c'est une exigence logistique. Si le rythme de tir baisse, le réflexe conditionné commence à s'affaiblir.

Si le rythme d'approvisionnement en obus de 155 mm par les alliés au second semestre 2025 reste au niveau du premier — « Azov » disposera-t-il de suffisamment de munitions pour maintenir ce rythme sur toute la ligne de responsabilité de la brigade ?

Actualités mondiales

Communauté

Les habitants de la rue Счасливой et de la ruelle Pivnichnoy souffrent depuis des années des inondations à chaque pluie. Le système d'égouts pluviaux existant n'est physiquement pas conçu pour les volumes actuels de précipitations — la ville l'a enfin reconnu officiellement et lance la conception d'un nouveau système.

il y a 1 heure