La Grande-Bretagne prépare des sanctions contre le secteur financier russe — bureau de Zelensky

Le représentant du président a confirmé : Londres prépare de nouvelles restrictions après les critiques concernant l'assouplissement du plafond pétrolier. La mise en place d'un mécanisme de contrôle reste la question clé.

44
Partager :
Лондон (Ілюстративне фото: Depositphotos)

La Grande-Bretagne travaille sur un nouveau paquet de sanctions contre le secteur financier russe. C'est ce qu'a annoncé le représentant du président ukrainien chargé de la politique des sanctions dans un commentaire à LIGA.net, citant la confirmation de ses partenaires britanniques.

L'annonce intervient dans un contexte de critiques virulentes adressées au G7 : la coalition n'a toujours pas mis en place un véritable mécanisme d'application du plafond des prix du pétrole russe à 60 dollars le baril. Selon une analyse de la Kyiv School of Economics, la Russie vend régulièrement du pétrole au-dessus de ce seuil grâce à une flotte fantôme — et aucun pays signataire n'en a supporté les conséquences.

C'est précisément là que surgit un véritable conflit : Londres a signé l'accord sur le plafond des prix, mais les instruments de son application ne fonctionnent toujours pas. Les nouvelles sanctions contre le secteur financier sont soit une reconnaissance de cet échec et une tentative de compenser la perte de pression, soit un énième geste déclaratif sans mordant.

Le secteur financier russe reste un point vulnérable : c'est par son intermédiaire que s'effectuent les règlements des sources d'énergie qui financent la guerre. La déconnexion de seulement quelques grandes banques des comptes correspondants internationaux pourrait compliquer la logistique des paiements pour le pétrole — si, bien sûr, les sanctions comportent une liste d'établissements précis et des restrictions secondaires pour les intermédiaires.

Les détails du paquet — noms des banques, délais, formats des sanctions secondaires — ne sont pas encore révélés par les représentants officiels. Une annonce sans ces détails reproduit le même schéma qui a déjà discrédité le plafond du pétrole.

Si la Grande-Bretagne souhaite vraiment rompre la chaîne « pétrole → dollars → armes », la vraie question n'est pas « y aura-t-il des sanctions », mais savoir si elles contiendront un mécanisme d'application — sans lequel tout nouveau paquet reproduirait le sort du plafond des prix.

Actualités mondiales