Klymenko au CSNS : une deuxième chance après les protestations ou un pari sur la coordination ?

Zelenski nomme l'ancien ministre de l'Intérieur Igor Klymenko secrétaire du Conseil de sécurité nationale - un jour après son rejet pour le poste de ministre de la Défense face aux manifestations massives de rue. Est-ce une promotion ou un compromis ?

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Le 17 juillet, le président Zelenski a annoncé qu'il avait proposé à l'ancien ministre de l'Intérieur Igor Klimentchenko le poste de secrétaire du Conseil de sécurité et de défense nationale. Le décret est déjà en préparation. Parallèlement, Zelenski n'a pas précisé le sort du secrétaire actuel Rustem Umerov — selon RBC-Ukraine, le conseiller présidentiel Dmitro Litvyn a seulement déclaré qu'« il y aura une conversation séparée avec Rustem ».

Pourquoi maintenant

L'arrivée de Klimentchenko au Conseil de sécurité et de défense nationale — est la conséquence directe de l'échec du scénario précédent. La veille, le 16 juillet, le Conseil a voté en faveur d'un nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Sergui Koretski. Le poste de ministre de la Défense est resté vacant : initialement, Klimentchenko était considéré comme le principal candidat pour remplacer Mikhaïlo Fedorov, mais cela a provoqué des protestations à Kyiv et dans au moins dix autres villes. Selon la radio Hromadske, Zelenski, face aux protestations, a déclaré que Klimentchenko n'était qu'un des candidats, et a finalement confié les fonctions de chef du ministère de la Défense au chargé de mission de la direction du SBU Evguène Khmarou.

Autrement dit, le Conseil de sécurité et de défense nationale devient pour Klimentchenko non pas une ascension de carrière, mais un itinéraire de contournement — un moyen de le maintenir dans le cercle de sécurité supérieur sans confrontation directe avec la rue.

Qui est Klimentchenko et pourquoi lui

Klimentchenko a 53 ans. Général de police de premier rang, docteur en sciences psychologiques — il a construit sa carrière exclusivement au sein des structures de force : de psychologue militaire à Kharkiv au chef de la police nationale (2019–2023) et ministre de l'Intérieur. Sous sa direction, le ministère de l'Intérieur s'occupait de la « Garde de l'avancée », de la documentation des crimes de guerre et de la confiscation des actifs de la Fédération de Russie. Il fait également partie du siège du Commandant suprême — c'est-à-dire que le Conseil de sécurité et de défense nationale reçoit une personne qui siège depuis des années à l'intersection des décisions de force et civiles.

« Chaque décision du Conseil de sécurité et de défense nationale de l'Ukraine et du siège du Commandant suprême doit être exécutée intégralement et dans le délai imparti »

Volodymyr Zelenski, après une rencontre avec Klimentchenko, 17 juillet 2026

Cette phrase est la clé pour comprendre la logique de la nomination. Zelenski ne veut pas un stratège au Conseil de sécurité et de défense nationale, mais un exécuteur ayant un contexte de force, capable de forcer le système à fonctionner sans délai. Selon Ukrainian Pravda, la coordination de la production de défense a été nommée comme priorité distincte — un domaine où les décisions du Conseil de sécurité et de défense nationale traînaient auparavant au niveau de la mise en œuvre.

Ce que perd Umerov et ce que cela signifie

Rustem Umerov occupait le poste de secrétaire du Conseil de sécurité et de défense nationale depuis juillet 2025 — après son renvoi du poste de ministre de la Défense. Dans ce rôle, il est devenu de facto le principal conseiller en sécurité du président et a dirigé la délégation de négociation après la démission d'Andri Ermak. Selon Liga.net, les journalistes supposent une possible nomination d'Umerov comme ambassadeur aux États-Unis, mais Litvyn ne l'a pas confirmé.

  • Klimentchenko au Conseil de sécurité et de défense nationale — un homme issu du système du ministère de l'Intérieur, orienté vers la discipline d'exécution plutôt que vers les négociations diplomatiques
  • Umerov — une figure disposant d'un capital de négociation et de liens avec Washington, dont l'avenir reste incertain
  • Le ministère de l'Intérieur est passé à Ivan Viguivski, qui dirigeait auparavant la police nationale — à nouveau un homme de force au sein du système

Une image plus vaste : juillet 2026 — c'est un redémarrage de tout le bloc de force simultanément. Un nouveau Premier ministre, un nouveau ministre de la Défense sur une base « provisoire », un nouveau secrétaire du Conseil de sécurité et de défense nationale, un nouveau chef du ministère de l'Intérieur. Aucune nomination n'a échappé aux frictions.

Où se situe le risque

Le Conseil de sécurité et de défense nationale — est un organe de coordination, non de commandement. Si Zelenski y nomme un homme de force précisément parce que les décisions ne sont pas exécutées, alors le problème ne réside pas dans le secrétaire : le problème est que le système ne reconnaît pas le Conseil de sécurité et de défense nationale comme une autorité. Klimentchenko peut s'avérer être un administrateur efficace du contrôle — mais aura-t-il suffisamment de poids institutionnel pour forcer les ministères et l'État-Major à se mouvoir au même rythme sans le mandat personnel du président derrière lui ? La réponse apparaîtra dès qu'un premier conflit public surgira entre une décision du Conseil de sécurité et de défense nationale et la position de Sirski.

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