Tandis que l'Ukraine augmentait systématiquement les tarifs d'électricité pour les entreprises, le centre commercial PLAZA en Transcarpathie aurait, selon l'enquête, payé l'électricité au tarif d'un simple appartement urbain. Le Bureau du procureur général a annoncé la présentation de soupçons à l'entrepreneur.
Le stratagème : les documents disent « appartement », le compteur compte un centre commercial
Selon les matériaux de l'enquête pénale, le contrat de distribution d'électricité mentionnait un immeuble d'habitation — et non un objet commercial. En réalité, c'est le centre commercial PLAZA qui était connecté au réseau. Selon l'enquête, l'entrepreneur aurait falsifié le contrat et n'aurait jamais informé le fournisseur de la véritable nature de la consommation.
« L'enquête estime que l'entrepreneur a falsifié le contrat de distribution d'électricité et n'a pas informé le fournisseur de la véritable nature de la consommation. En conséquence, pendant près de cinq ans, l'électricité a été fournie au tarif résidentiel beaucoup plus bas ».
Bureau du procureur général
Ce que la différence de tarifs rapporte
Le tarif résidentiel en Ukraine est fixe et subventionné par l'État : depuis juin 2024, il s'élève à 4,32 hrn/kWh. Pour les consommateurs commerciaux, le prix est formé différemment — par le biais d'enchères boursières sur le « Marché du jour suivant » et de composantes supplémentaires (distribution, transmission, marge du fournisseur), ce qui dans l'ensemble donne un coût beaucoup plus élevé. Au cours des années précédentes, avant l'augmentation du tarif pour la population, l'écart entre le prix résidentiel et commercial était encore plus important.
C'est précisément sur cette différence que repose l'accusation : pendant près de cinq ans, l'objet commercial a bénéficié d'un tarif préférentiel destiné exclusivement aux locaux d'habitation et aux coopératives de chalets.
La présentation de soupçons n'est pas une condamnation
Il est important de noter que la présentation de soupçons est une mesure procédurale de l'enquête et non une culpabilité établie par le tribunal. L'entrepreneur a le droit de se défendre et de réfuter les accusations devant le tribunal. Le Bureau du procureur général n'a pas révélé publiquement le nom du suspect, le montant exact des préjudices, ni précisé s'il y a d'autres parties impliquées dans l'affaire — par exemple, parmi ceux qui ont signé ou vérifié le contrat du côté du fournisseur.
- Soupçons — pour falsification de documents et escroquerie (le Bureau du procureur général n'a pas précisé l'article exact du code pénal dans son communiqué public).
- Durée du stratagème — environ cinq ans.
- Objet — centre commercial PLAZA en Transcarpathie.
- Mécanisme — contrat falsifié avec le statut fictif « d'immeuble d'habitation ».
La question reste ouverte, et elle concerne bien au-delà de cette seule affaire : si le contrat a circulé pendant cinq ans dans la comptabilité du fournisseur sans vérification du type réel d'objet — s'agit-il d'un cas isolé, ou l'enquête a-t-elle vérifié des points de raccordement similaires dans toute la région ?