Dans la nuit du 7 juin, le détachement Middle-strike des Forces des opérations spéciales des ZSU a endommagé deux installations de l'infrastructure pétrolière en Crimée occupée : la base pétrolière « Semikolodezianskaia » dans le village d'Iedi-Kouy et le terminal pétrolier maritime à Féodosia. C'est ce qu'ont rapporté les Forces des opérations spéciales.
Base pétrolière près de Lénine : nœud de transbordement vers le chemin de fer
L'installation dans le village d'Iedi-Kouy — que l'administration d'occupation a renommé Lénine — est située à environ 200 km de la ligne de confrontation. Selon les Forces des opérations spéciales, neuf réservoirs d'une capacité de 700 à 3 000 mètres cubes y sont concentrés. C'est précisément d'ici que s'effectue le chargement des wagons-citernes pour l'approvisionnement ultérieur en fioul lourd, diesel et bitume sur les territoires occupés.
Autrement dit, ce n'est pas simplement un entrepôt : la base pétrolière fonctionne comme un point de transbordement entre les approvisionnements maritimes et la logistique ferroviaire vers l'intérieur des régions occupées.
Terminal de Féodosia : réservoirs à l'échelle industrielle
La deuxième installation — le terminal pétrolier maritime à Féodosia, à 250 km du front. Comme l'ont indiqué les Forces des opérations spéciales, son territoire dispose de sept réservoirs d'une capacité de 10 000 et 20 000 mètres cubes — environ dix fois plus importants que ceux de « Semikolodezianskaia ». Le terminal assure le transbordement des produits pétroliers des wagons-citernes vers les navires maritimes et est utilisé comme dépôt de carburant de réserve pour la Crimée en cas de situations d'urgence sur la péninsule.
« Les drones ukrainiens à Féodosia, à 250 km de la ligne de confrontation, ont endommagé le terminal pétrolier maritime »
Forces des opérations spéciales des ZSU
Le terminal de Féodosia a déjà été la cible de frappes : comme l'a rapporté Radio Svoboda, l'attaque précédente s'est déroulée les 6-7 octobre 2024 — l'incendie avait alors englouti plusieurs réservoirs et le panache de fumée avait recouvert la ville.
Ce que cela signifie sur le plan tactique
Les deux installations ne sont pas des positions de combat — c'est de l'infrastructure d'approvisionnement. Les frappes contre elles n'arrêtent pas immédiatement les attaques, mais compliquent la logistique pendant plusieurs semaines : la restauration de grands réservoirs nécessite du temps et des équipements que la Russie ne peut pas remplacer rapidement dans le contexte des sanctions. Les Forces des opérations spéciales n'ont pas précisé le degré de dommage et les volumes de carburant détruits — pratique standard pour les opérations de ce type.
- « Semikolodezianskaia » — 9 réservoirs, 700-3 000 m³, nœud d'approvisionnement ferroviaire
- Terminal de Féodosia — 7 réservoirs, 10 000-20 000 m³, transbordement mer-rail, dépôt de réserve pour la Crimée
- Les deux installations à 200-250 km du front, hors de portée de l'artillerie — accessibles uniquement par drones ou missiles
Si les images satellites ou des sources indépendantes confirment l'embrasement des réservoirs de grande capacité à Féodosia, cette frappe deviendra l'une des plus importantes contre l'infrastructure pétrolière de la Crimée depuis octobre 2024 — mais pour l'instant, cela reste une question de vérification.