Démobilisation par rotation : Hnatov explique pourquoi la libération des ZSU dépend du nombre de personnes qui s'engagent dans l'armée

Le chef d'État-major a refusé de donner des promesses concrètes concernant la démobilisation — non pas par manque de volonté, mais en raison des mathématiques : autant de personnes arrivent en remplacement, autant peuvent partir. Les nouveaux contrats avec une date de fin garantie constituent une première tentative de briser ce cercle vicieux.

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Андрій Гнатов (Фото: Русан Канюка/Головне управління комунікацій ЗСУ)

Le chef d'état-major général des Forces armées ukrainiennes Andrii Hnatov a accordé une interview détaillée à LIGA.net, dans laquelle il a pour la première fois exposé aussi ouvertement la logique de la démobilisation : elle n'est pas bloquée politiquement — elle est bloquée arithmétiquement.

« Il ne faudrait pas parler en détail de démobilisation maintenant pour ne pas induire les gens en erreur et ne pas créer de fausses attentes ».

Andrii Hnatov, chef d'état-major général des Forces armées ukrainiennes

L'essence de cette position est simple : tant que le rythme des appels ne permet pas de remplacer ceux qui servent déjà, un licenciement massif signifierait soit le dégarni des positions, soit l'effondrement du noyau combattant. L'état-major général ne conteste pas la nécessité de la démobilisation — il affirme qu'il ne peut pas donner de délais honnêtement.

Ce qui se prépare comme solution

Parallèlement, le ministère de la Défense et l'état-major finalisent de nouveaux contrats pour les militaires. Selon Pravda ukraïnienne, les contrats seront de trois types avec des délais de service clairement définis — 10 mois pour les combattants en poste de combat et 14 mois pour les recrues. Ce qui est fondamentalement nouveau : le document contient des garanties de démobilisation et de sursis jusqu'au prochain appel après l'expiration du contrat.

Ce n'est pas la même chose que la démobilisation pour ceux qui servent depuis 2022 sans contrat, mais c'est la première tentative institutionnelle de rendre la fin du service juridiquement prévisible, plutôt que dépendante de la décision d'un commandant ou de la situation au front.

Pourquoi « après l'armistice » n'est pas non plus une réponse

Le général Oleksandr Pivnenko de la Garde nationale avait précédemment mis en garde : il ne faut pas compter sur une démobilisation immédiatement après la fin des combats. La logique est la même — l'armée ne peut pas à la fois libérer un grand nombre de personnes sans avoir de réserve formée pour les remplacer. Hnatov, selon NV, a insisté dans ses interviews précédentes sur le fait que la rotation en première ligne était « prématurée » à discuter, tant que l'initiative était du côté de l'adversaire.

C'est-à-dire que même un armistice hypothétique ne déclenche pas automatiquement le mécanisme de libération — il élimine simplement l'un des facteurs de blocage.

  • Ce qui est nécessaire pour la démobilisation : un rythme d'appel suffisant pour remplacer les combattants aux positions
  • Ce qui existe actuellement : des idées et plusieurs options de résolution — sans détails publics
  • Ce qui apparaît avec les nouveaux contrats : une fin de délai juridiquement fixée, mais uniquement pour ceux qui signeront le nouveau document

La question ouverte ici ne porte pas sur la bonne volonté de l'état-major, mais sur un chiffre concret : si le rythme mensuel des appels atteint le niveau suffisant pour la rotation des unités de combat, un calendrier public de démobilisation apparaîtra-t-il — ou s'avérera-t-il qu'il y a encore un facteur « complexe » qui n'avait pas été mentionné auparavant ?

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