Trump a annoncé un accord nucléaire avec l'Iran pour le 14 juin : ce qu'on sait et ce qui manque

Les États-Unis et l'Iran devraient signer un accord sur le programme nucléaire dès le 14 juin. Trump affirme que Téhéran a renoncé à ses ambitions de créer une bombe. Cependant, les détails de l'accord, les mécanismes de vérification et la réaction du Congrès restent dans l'ombre.

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Дональд Трамп (Фото: EPA / Will Oliver)

Le président américain Donald Trump a déclaré que le 14 juin, Washington et Téhéran signeraient un accord sur le programme nucléaire iranien. Selon ses dires, l'Iran « ne veut plus » développer d'armes nucléaires, et après la signature du document, le détroit d'Ormuz s'ouvrira — un couloir maritime clé par lequel transite environ 20 % du trafic pétrolier mondial.

Il s'agit de la première fixation publique d'une date précise après des mois de négociations indirectes entre les délégations américaines et iraniennes à Oman et à Genève. Auparavant, Reuters et AP ont rapporté que les parties discutaient d'un enrichissement partiel de l'uranium sur le territoire iranien sous surveillance internationale — une option qu'Israël rejetait ouvertement.

Que signifie « l'Iran ne veut plus »

La formulation de Trump est politique, non technique. L'AIEA a constaté qu'au début de 2025, l'Iran enrichissait l'uranium à 60 % — un pas du niveau de l'armement à 90 %. Une déclaration de renonciation aux ambitions nucléaires sans mécanisme de vérification éprouvé pour le démantèlement des centrifugeuses ou l'exportation du matériel enrichi — c'est une déclaration d'intentions, non un changement du fait physique.

C'est précisément là que se situe la véritable ligne de tension : si l'accord ne contient pas de lien à des mesures concrètes de vérification, il répète la logique de l'JCPOA de 2015, duquel Trump lui-même s'est retiré en 2018, l'appelant une « catastrophe ».

Ormuz comme levier

La mention de l'ouverture du détroit d'Ormuz est un signal pour les marchés énergétiques. L'Iran a à plusieurs reprises menacé de bloquer le détroit en réaction aux sanctions. Si l'accord lève une partie des restrictions sur les exportations de pétrole iranien, cela augmentera l'offre sur le marché et exercera une pression à la baisse sur les prix — ce qui est avantageux pour Trump sur le plan politique intérieur avant le cycle électoral.

Le Congrès et les alliés

La loi Corker-Cardin de 2015 exige que le Congrès examine tout accord nucléaire avec l'Iran pendant 30 jours. Si l'administration classe le compromis comme un accord exécutif plutôt que comme un traité, c'est un chemin juridiquement vulnérable que l'opposition est déjà prête à contester. Israël, selon les informations d'Axios, n'a pas été informé des détails avant la déclaration publique de Trump.

Le 14 juin montrera s'il y a un document signé avec un mécanisme de vérification derrière l'annonce de Trump — ou simplement une déclaration-cadre que chaque partie interprétera à sa façon. S'il n'y a pas de mécanisme de contrôle dans le texte, quel prix les États-Unis sont-ils prêts à payer quand l'Iran relèvera l'enrichissement dans un an ?

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