Le fabricant ukrainien de drones intercepteurs « Général Cerise » et la société française de technologie de défense Alta Ares ont signé un mémorandum de partenariat stratégique. Les entreprises l'ont annoncé lundi 3 août.
Le partenariat prévoit l'intégration des systèmes d'intelligence artificielle de la société française dans le drone intercepteur ukrainien Bullet. Dans le cadre de cette coopération, le Bullet intègrera deux développements d'Alta Ares : le système Pixel Lock, qui assure le guidage sur la phase finale du vol, et le système Cyclop C2, qui est responsable du suivi de la cible pendant le vol.
Selon les données des entreprises, les deux systèmes utilisent la vision par ordinateur et la fusion de données provenant de plusieurs capteurs pour détecter, suivre et intercepter des cibles aériennes même en l'absence de signal GPS et lors du fonctionnement actif des moyens de guerre électronique.
L'expérience plus la technologie
Le cofondateur de « Général Cerise », Stanislav Grychine, a noté que le drone Bullet est déjà utilisé dans des conditions de combat, où le fonctionnement sans GPS et sous l'influence de la guerre électronique est une situation courante.
« Alta Ares possède une forte expertise en intelligence artificielle, nous avons un drone testé par la guerre. Ensemble, c'est déjà un produit fini, pas un prototype », a-t-il déclaré.
Le directeur général d'Alta Ares, Adrien Canter, a déclaré que le partenariat combinerait l'expérience de combat du fabricant ukrainien avec les technologies d'intelligence artificielle pour créer une nouvelle génération de moyens autonomes de lutte contre les drones.
« Général Cerise » a également souligné que cette coopération était une nouvelle étape dans le développement de la coopération internationale, basée sur l'expérience de combat ukrainienne.
Étapes précédentes de l'entreprise
- En avril, « Général Cerise » et le fabricant croate de drones Orqa ont lancé la production en série de composants européens pour les drones.
- Le 4 mai, l'équipe de « Général Cerise » ainsi que le centre technologique STRIX ont annoncé un partenariat pour développer des solutions utilisant l'intelligence artificielle et des moyens de lutte contre les menaces aériennes.
- Le 27 juillet, l'entreprise a été la première en Ukraine à obtenir une licence pour la défense aérienne privée.
La question clé est la rapidité avec laquelle les systèmes Pixel Lock et Cyclop C2 seront testés dans les conditions de combat réelles au front, où la guerre électronique et l'absence de GPS sont déjà devenues la norme plutôt que l'exception.