La Roumanie a officiellement achevé la construction d'un pont de 260 mètres traversant la rivière Tisza à la frontière avec la Transcarpatie. Le nouveau point de passage « Bila Tserkva – Sighetu Marmației » du côté roumain est prêt. Du côté ukrainien — pas encore.
Le plus grand passage avec la Roumanie, qui n'existe pas encore
L'ampleur du projet est atypique pour cette section de la frontière. Selon les calculs, le nouveau PCP pourra laisser passer 400 camions, 600 voitures particulières et 80 autobus par jour — ce qui en ferait le plus grand passage entre l'Ukraine et la Roumanie après son ouverture. À titre de comparaison : l'actuel PCP « Solotvo – Sighetu Marmației », que le nouveau passage doit décharger, ne laisse passer que les véhicules jusqu'à 3,5 tonnes et ne fonctionne que le jour.
La partie roumaine a coûté environ 35,5 millions d'euros, construite avec le soutien de l'UE. Le coût estimé antérieurement de la partie ukrainienne — environ 1,6 milliard de hryvnias. La construction de la chaussée et de la zone de service du côté transcarpate est toujours en cours.
Pourquoi c'est critique pour la Transcarpatie
Sur cette section de la frontière se trouvent la plus grande étendue de la frontière dans la région de Transcarpatie et le plus petit nombre de points de passage fonctionnels. Lors d'une visite officielle au nouveau PCP roumain, les douaniers transcarpates ont confirmé : du côté ukrainien, ils sont prêts à assurer le fonctionnement — mais seulement après que le Service de restauration et de développement des infrastructures termine la construction.
« Avec les ambassadeurs, les députés et la direction du comté de Maramureş, nous avons fixé un objectif commun : achever cet ouvrage dans les plus brefs délais. Ce sera l'un des points de passage les plus modernes de la frontière occidentale ».
— chef du conseil régional de Transcarpatie
Délais : optimisme vs réalité
Le chef de l'administration régionale de Transcarpatie Myroslav Biletskyy a nommé un objectif — fin 2025. La partie roumaine prévoyait une ouverture au début 2026. Maintenant que le pont est pratiquement terminé, la question se réduit à une seule : le Service de restauration des infrastructures parviendra-t-il à achever la partie ukrainienne dans les délais promis.
- L'ancien PCP « Solotvo – Sighetu Marmației » continuera à fonctionner après l'ouverture du nouveau, mais uniquement en mode diurne
- Le nouveau pont ouvre un itinéraire au transport de marchandises — qui n'existait pas du tout sur cette section jusqu'à présent
- Les douaniers transcarpates se sont familiarisés avec l'infrastructure roumaine et les schémas technologiques de contrôle
La Roumanie a investi 35,5 millions d'euros et construit le pont. Si le côté ukrainien ne termine pas sa part avant la fin de l'année — la région qui a le plus besoin de capacité de passage à la frontière occidentale devra à nouveau attendre : non plus pour le pont, mais pour la route qui y mène.