Un drone que la guerre électronique ne voit pas
Le principal problème du drone FPV à fibre optique est qu'il n'est pas contrôlé par une onde radio, mais par un fin câble qui traîne derrière lui. Pas de signal — rien à brouiller. Tous les milliards investis dans les systèmes de guerre électronique ces deux dernières années ne fonctionnent au mieux que partiellement contre un tel drone. C'est précisément pour cela que Kharkiv revient à des méthodes qui semblent archaïques : des filets, des observateurs, des groupes de tir. C'est le même principe que la défense aérienne de Londres dans les années 1940 — un obstacle physique là où l'électronique est impuissante.
Ce qui est exactement testé
Le chef de l'administration régionale de Kharkiv Oleg Syneguibov a déclaré à Radio Hartia qu'un système hybride est testé depuis une semaine dans l'un des quartiers de la ville : des filets anti-drones combinés à une « défense active » — des groupes mobiles qui abattent physiquement les drones par le feu. Le développement est mené par l'administration régionale et le deuxième corps de la Garde nationale « Hartia ». Selon Syneguibov, la technologie n'est pas nouvelle — elle fonctionne déjà au front, et on l'adapte maintenant à la construction urbaine dense, où la logique des lignes de tir est différente et la hauteur des bâtiments limitée.
Trois lignes de défense au lieu d'une
La défense passive consiste en des filets sur l'autoroute de ceinture de Kharkiv et sur l'autoroute de Kharkiv depuis la ceinture jusqu'à l'intersection avec la rue de l'académicien Proskuri. Ensuite — des groupes de tir mobiles supplémentaires comme deuxième ligne. Et la troisième — la « défense active » proprement dite, dont la nature n'est pas encore révélée en détail, car il s'agit d'une expérience en cours et non d'une solution finalisée.
Chronologie de la menace
Le premier drone FPV à fibre optique a atteint Kharkiv le 25 février. En été, de tels cas ont commencé à être enregistrés plus régulièrement. Chaque cas suivant confirme que l'ennemi intensifie la technologie qui contourne les moyens de défense existants de la ville.
Un dôme ou un pansement
Syneguibov est direct : si l'expérience réussit, elle sera étendue à toute la ville — un « dôme de protection contre les drones FPV à fibre optique » autour de Kharkiv. Actuellement, le projet est financé par le budget régional, et en cas de succès, United24 et d'autres sources seront impliquées. Mais le mot clé ici est « si ». Les filets sur l'autoroute de ceinture représentent des kilomètres d'infrastructure qui doivent être installés, entretenus et réparés après chaque bombardement. La question n'est pas de savoir si la technologie fonctionnera dans un quartier en une semaine de tests, mais si le budget et la logistique pourront supporter son extension à une ville d'un million d'habitants avant que l'ennemi ne trouve un moyen de le contourner également.