En bref — pourquoi c’est important
Reebok cesse ses activités en Ukraine : les deux derniers magasins à Kiev fermeront au printemps 2026, et les ventes en ligne prendront fin après la liquidation des stocks. Pour les consommateurs, cela signifie des réductions à court terme ; pour le marché, l’ouverture d’une niche que peuvent occuper des acteurs locaux et régionaux.
Ce qui s’est passé
Selon Forbes.ua, les magasins Reebok situés dans les centres commerciaux SkyMall et Retroville fermeront au printemps 2026 : SkyMall — jusqu’au 8 mai 2026, Retroville — jusqu’à la fin avril, la date exacte dépendant du rythme de la liquidation. La boutique en ligne cessera également ses activités après l’écoulement des stocks ; aucune nouvelle livraison n’est prévue.
Pourquoi cela se produit
Depuis mars 2022, le développement de Reebok en Ukraine a été assuré par le holding turc FLO Retailing sous licence de l’américaine Authentic Brands Group, qui a racheté la marque à Adidas. D’après le média, les distributeurs turcs réduisent progressivement certains formats en raison de la difficile situation économique en Turquie — ce qui a affecté la présence de Reebok en Ukraine. FLO ferme aussi d’autres formats, notamment InStreet.
« Les distributeurs turcs réduisent progressivement leurs activités en raison de la difficile situation économique en Turquie, et cela a influencé le sort de Reebok en Ukraine »
— Un interlocuteur de Forbes.ua, participant aux négociations
Conséquences — pour les consommateurs et les acteurs du marché
À court terme, les Ukrainiens peuvent s’attendre à des soldes et promotions lors des fermetures. Le moyen et long terme sont plus importants pour les entreprises : selon le média, des négociations concernant une éventuelle distribution officielle sont en cours avec plusieurs sociétés ukrainiennes — "Марафон", Intersport et Sport City. Le format probable du retour de la marque serait non pas un réseau monomarque, mais une vente via des magasins multimarques, ce qui changerait le modèle d’accès aux produits en Ukraine.
« Le montant de la cession des droits pourrait s’élever de 500 000 $ à 2 millions de dollars »
— Dmytro Slobodyanyuk, associé gérant de Reliance
Cela signifie que l’entrée sur le marché nécessitera des capitaux et un modèle d’affaires clair. Parallèlement, la tendance au retrait des chaînes internationales — par exemple les récentes informations sur la fermeture de Zara à Dnipro et le possible départ d’Inditex d’Odessa et de la région de Kharkiv — crée un espace pour la croissance des acteurs locaux et des plateformes multimarques.
Et après — scénarios pour l’Ukraine
Scénarios les plus probables : 1) les droits de distribution seront rachetés par des réseaux ukrainiens ou régionaux et la marque reviendra via une distribution multimarques ; 2) la marque restera hors du marché, mais le segment sera occupé par un assortiment plus large d’autres marques internationales ou locales ; 3) à court terme, le rôle de la seconde main et des places de marché en ligne augmentera. Pour le consommateur, la question porte sur l’accès et le prix ; pour le marché, sur les investissements et la rapidité des négociations.
Conclusion
La fermeture de Reebok en Ukraine ne concerne pas seulement une marque, mais un changement dans la structure du commerce de détail en contexte d’instabilité régionale et de redistribution des niches. Les chaînes et distributeurs ukrainiens ont une vraie opportunité de consolider leurs positions, mais cela exigera des capitaux et des décisions rapides. S’ils seront prêts — c’est la question dont dépendra ce qui sera sur les étagères la saison prochaine.