Gnativov dément l'ultimatum de Sirski — mais ne dément pas les réformes bloquées

Le chef d'état-major a qualifié la version de Fedorov concernant un ultimatum de mensonge pur et simple. Pendant ce temps, Fedorov lui-même a déjà admis qu'il n'avait pas de plan détaillé de réformes – seulement des initiatives que l'état-major n'a pas soutenues.

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Андрій Гнатов (Фото: Генштаб)

Le chef d'état-major général des Forces armées ukrainiennes Andriï Hnatov, dans une interview à la chaîne 24, a démenti la thèse centrale de l'ancien ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov — selon laquelle le commandant en chef Oleksandr Syrskyï aurait présenté un ultimatum au président concernant le renvoi du ministre.

«Je suis certain à 100% qu'une telle situation n'a même jamais eu lieu approximativement»

Andriï Hnatov, chef d'état-major général des Forces armées ukrainiennes

Selon Hnatov, il n'a personnellement observé aucun conflit personnel entre Fedorov et Syrskyï — seulement des divergences professionnelles concernant les compétences, qui, à son avis, surgissent entre tous les ministères adjacents.

Ce qui a réellement divisé l'état-major et le ministère de la Défense

La réponse se trouve dans les détails qui ont émergé après la démission. Fedorov a reconnu publiquement lors d'une conférence de presse le 16 juillet : les réformes qu'il proposait étaient bloquées par l'état-major. Parallèlement, les observateurs ont relevé une contradiction dans la position même de l'ancien ministre : il n'y avait pas de plan de réformes juridiquement élaboré au ministère de la Défense — il y avait des initiatives. Hnatov, d'ailleurs, a personnellement signé le contrat proposé par le ministère — cela contredit l'image d'un sabotage monolithique de la part de l'état-major.

Selon NV, Fedorov a passé les six premiers mois en mode de réformes actives : il a initié un audit qui a révélé des dépenses excessives de 300 milliards de hryvnias, a introduit des tests au détecteur de mensonges, a transféré une partie des achats aux appels d'offres ouverts. Mais le premier paquet de changements n'a commencé à être mis en œuvre qu'en juin — six mois après sa nomination.

Le prix du conflit public

La déclaration de Fedorov sur l'ultimatum a provoqué des manifestations : le 17 juillet à Kyïv, plus de 10 000 personnes se sont rassemblées, les actions ont couvert plus d'une douzaine de villes et Varsovie. Zelensky n'a pas changé sa décision. Syrskyï s'est excusé publiquement — mais seulement formellement, en évitant la controverse sur le fond.

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Les trois versions ne se contredisent pas dans les faits — elles se contredisent dans l'interprétation des mêmes événements. C'est là l'essence de la crise : non pas un conflit personnel entre deux fonctionnaires, mais l'absence d'un mécanisme clair de délimitation des compétences entre le ministère de la Défense et l'état-major dans les conditions d'une guerre active.

Si le prochain ministre de la Défense arrive sans protocole d'interaction établi avec l'état-major — le même problème se reproduira, indépendamment de qui occupera les postes.

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